Catégorie: forêt

la naissance d’un territoire

Il y a deux siècles, le Massif Central n’existait tout simplement pas. Longtemps, il a été un «espace innommé», pour reprendre les mots du chercheur Olivier Poujol dans son article L’invention du Massif central, [la Revue de géographie alpine, 1994]. Deux géologues, en 1841, avaient bien identifié un grand massif hercynien incluant les Vosges et l’Armorique via un «massif central» ; d’autres scientifiques ont parlé tout au long du XIXe siècle d’un simple «plateau central». Il faut attendre les grandes cartes accrochées aux murs des écoles de la IIIe république pour que le Massif central soit enfin reconnu et identifié. La loi Montagne de 1985 lui donne une réalité administrative, englobant six régions, dont l’essentiel de l’Auvergne et du Limousin, et 22 départements. Entretemps, la « montagne pelée » est devenue verdoyante.

Un dossier publié dans Terre Sauvage, numéro de juin 2015. Textes : Sandrine Boucher (attribués par erreur à mon excellent confrère Philippe Vouillon, la secrétaire de rédaction a du payer son apéro…).

On peut le télécharger là :

DOSSIER_Massif_Central Terre Sauvage

Ou bien le lire comme ça :

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la montagne pour ressource

Abondance de sources pures et de rivières, de forêts et de bois, les ressources d’altitude sont vitales pour les plaines et les grandes agglomérations de l’aval. Aux premières loges des effets du changement climatique, la montagne est aussi un terrain idéal d’expérimentation de la transition énergétique.

Un dossier paru dans Montagnes de France, numéro hors série de Bayard Presse Nature&Territoires, qui accompagne l’exposition de 80 photos grand format présentée sur les grilles du Palais du Luxembourg, jusqu’au 21 juillet 2015.

Textes : Sandrine Boucher. Photo : GDF/Suez Camille Moirenc.

On peut le télécharger là :

montagnes de france-ressource

Ou bien le lire comme ça :

 

les forêts et la grande guerre

La forêt aussi a été réquisitionnée pendant la première guerre mondiale : elle a servi à réchauffer le poilu et sa gamelle, abriter les premières tombes sous les frondaisons, étayer les tranchées, construire les abris, fournir les crosses de fusils… L’arbre déchiqueté est devenu le symbole du soldat mourant. Au lendemain du conflit, le reboisement de la « zone rouge » dévastée par les batailles a fait polémique. La forêt était accusée de cacher la mémoire. Aujourd’hui, elle la conserve. Retour dans ces forêts martyrisées devenues sanctuaires en compagnie d’historiens, de forestiers, de naturalistes.
Avec, au bord des chemins, la découverte d’une petite fleur aux yeux bleus, venue du Montana, et ce qu’elle raconte de cette histoire.

Un dossier paru dans le numéro de septembre de Terre Sauvage.

Texte : Sandrine Boucher

On peut le télécharger là :
Forets et grande guerre-Terre sauvage-sept 2014

Ou le lire comme ça :

le grand retour du bois

Très largement utilisé jusqu’à la révolution industrielle, avant d’être remisé aux rayons nostalgie et accessoires, le bois est (re)devenu le matériau de la modernité et des nouvelles technologies. Il répond aux préoccupations contemporaines en matière d’écologie, d’urbanisme, d’indépendance énergétique, de développement local… On en fait des architectures époustouflantes, des aménagements urbains chaleureux, de la chimie verte, et même des vélos.

Un dossier publié dans Terre Sauvage/supplément Arbres et Forêts de septembre 2013. Textes : Sandrine Boucher. Photos (Lyon) : Arnault Breysse.

de rives, d’îles et de lônes

Des hérons cendrés, des orchidées qui n’existent nulle part ailleurs, des truites, des castors évidemment, et la loutre qui pointe désormais le bout de son museau… Le Rhône voit revenir de nombreuses espèces sauvages qui avaient fuit un fleuve trop longtemps corseté. Promenade au fil de l’eau et des rives en liberté. Réalisation : Sandrine Boucher et Alban Delacour.

à retrouver aussi sur : http://www.rhonealpes.fr/598-qualite-des-eaux-ressources-biodiversite.htm

du bois dont on se chauffe

les prix du bois-énergie vont-ils déraper ?
l’explosion de la demande à venir est-elle une menace ou une chance pour la forêt ?
doit-on craindre les projets de chaufferies monstres ?
et, à propos, 10 stères de bûches en 50 cm de long font combien de mètres cubes (à ranger ce week-end) ?
toutes les réponses dans une réchauffante enquête sur le bois-énergie, publiée dans les 4 saisons, le magazine de terre vivante. A lire au coin du feu…

on peut le télécharger là :enquête bois-énergie:4 saisons:nov-dec2012

ou le lire comme ça :

quel devenir pour les forêts parisiennes ?

étang en forêt de Sénart, 22 mai 2012

Silva forestis : « hors de l’enclos », c’est à dire un lieu « hors de la société » qui n’est pas cultivé et n’appartient à personne. L’étymologie ne dit-elle pas déjà tout ce que cet univers boisé représente à la fois d’étrangeté et de liberté ? Unique espace de nature pour des millions de parisiens, la forêt francilienne n’entoure plus la ville : c’est la ville qui l’enserre aujourd’hui. Promeneurs du dimanche, artistes, joggeurs, forestiers, chasseurs, scouts, cyclistes : chacun a « sa » forêt, souvent incompatible avec celle des autres. Entre l’impératif de l’accueil du public, la protection de la biodiversité et la production de bois, la forêt francilienne cherche son destin.

Paru dans Arbres et Forêts, Hors-Série de Terre Sauvage, septembre 2012.

partie 1 : la forêt aux portes de la ville ou l’inverse ?
téléchargement : enjeux ville-forêts-AF-Terresauvage

partie 2 : un peu de pédagogie, comment se gère une forêt ?
téléchargement : essences et cycles forestiers-AF-Terresauvage

partie 3 : un petit tour en forêt de Sénart, entre land-art 70′ et plantes carnivores
téléchargement : reportage Sénart-AF-Terresauvage