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Le Luberon : villages perchés, vallées heureuses

La fin du jour nous avait offert une vue saisissante sur Bonnieux, violemment éclairé de rose et d’orange sur un ciel ardoise. Le Luberon n’est pas avare de contrastes. Eté brûlant, hiver glacé. Terres ocres et végétation sombre. Un pied près des Alpes, l’autre attiré par la Méditerranée. Henri Bosco, auteur du Mas Théotime en 1945, roman qui popularisa le Luberon, avait confié combien il aimait ces « pays secs, un peu durs, d’une dureté spirituelle, c’est à dire sans pittoresque mais plein de desseins secrets, animés d’une vie cachée » (1). Notre voyage sera bercé par ces mots : de la passion, du mystère, du merveilleux.  A son terme, nous retrouverons ceux d’un autre fameux résident du Luberon, Albert Camus. Dans un texte posthume écrit avec René Char, il lançait, plein d’espoir et de joie : « demain, oui, dans cette vallée heureuse, nous trouverons l’audace de mourir contents ! ».

Un reportage publié dans Destination Provence 2015. Textes : Sandrine Boucher. Photos : Guillaume Rivière.

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Destination Provence 2015 Luberon

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la naissance d’un territoire

Il y a deux siècles, le Massif Central n’existait tout simplement pas. Longtemps, il a été un «espace innommé», pour reprendre les mots du chercheur Olivier Poujol dans son article L’invention du Massif central, [la Revue de géographie alpine, 1994]. Deux géologues, en 1841, avaient bien identifié un grand massif hercynien incluant les Vosges et l’Armorique via un «massif central» ; d’autres scientifiques ont parlé tout au long du XIXe siècle d’un simple «plateau central». Il faut attendre les grandes cartes accrochées aux murs des écoles de la IIIe république pour que le Massif central soit enfin reconnu et identifié. La loi Montagne de 1985 lui donne une réalité administrative, englobant six régions, dont l’essentiel de l’Auvergne et du Limousin, et 22 départements. Entretemps, la « montagne pelée » est devenue verdoyante.

Un dossier publié dans Terre Sauvage, numéro de juin 2015. Textes : Sandrine Boucher (attribués par erreur à mon excellent confrère Philippe Vouillon, la secrétaire de rédaction a du payer son apéro…).

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DOSSIER_Massif_Central Terre Sauvage

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la montagne pour ressource

Abondance de sources pures et de rivières, de forêts et de bois, les ressources d’altitude sont vitales pour les plaines et les grandes agglomérations de l’aval. Aux premières loges des effets du changement climatique, la montagne est aussi un terrain idéal d’expérimentation de la transition énergétique.

Un dossier paru dans Montagnes de France, numéro hors série de Bayard Presse Nature&Territoires, qui accompagne l’exposition de 80 photos grand format présentée sur les grilles du Palais du Luxembourg, jusqu’au 21 juillet 2015.

Textes : Sandrine Boucher. Photo : GDF/Suez Camille Moirenc.

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montagnes de france-ressource

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comment vit-on dans un bâtiment basse consommation ?

Vivre dans un logement énergétiquement performant implique pour les habitants des changements d’habitudes parfois à rebours des messages longtemps véhiculés, comme l’aération quotidienne les locaux, fenêtres grandes ouvertes. Certains s’y font, d’autre moins. Quant aux malfaçons, hélas lot commun du secteur de la construction, elles ne sont pas plus nombreuses mais leurs effets sont plus graves et plus visibles dans les bâtiments basse consommation : condensation, courants d’air froids, problèmes d’entretien… Quelques ratés dans les éco-quartiers ont été ainsi monté en épingle. « De mauvais procès !« , s’agace Olivier Sidler, « pape » français de l’évaluation de la performance énergétique des bâtiments, estimant qu’on a oublié bien vite l’inconfort et la cherté énergétique des anciennes passoires thermiques.

Un dossier publié dans le numéro de mars-avril 2015 des 4 saisons.

Textes : Sandrine Boucher. Photos : Jean-Jacques Raynal.

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vivre dans un bâtiment basse consommation

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la Duchère fait vibrer l’accord sensible

Symbole du gigantisme architectural des années 60 puis de stigmatisation sociale, le dernier immeuble de la « barre des 1000 » du quartier de la Duchère, à Lyon, sera bientôt détruit. Depuis plus de trois ans, la compagnie de théâtre du Fanal joue les passeurs de mémoire avec les habitants relogés.

Un reportage publié dans l’Humanité Dimanche du 19 mars 2015. Texte : Sandrine Boucher. Photo : Jeff Pachoud.

Duchère-Huma 19 mars 2015

 

des circuits courts à la carte

Rançon du succès ou essoufflement du modèle, le développement des Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) semble avoir atteint ses limites. De nouvelles formes de circuits courts créent d’autres liens entre agriculteurs et consommateurs. La Ruche qui dit oui partout en France et en Belgique, le Biaupanier du Trièves, Monpotager.com dans les régions parisienne et lyonnaise, Terroirs de Haute-Loire, Alterne à Thouard en Haute-Provence, Pomme de pain dans le Haut-Doubs, le premier « drive » laitier de France dans la plaine de Versailles, l’essor des magasins de producteurs en Rhône-Alpes… La plupart utilisent les ressources d’Internet et tous prennent leur distance avec le panier-type, caractéristique des Amap, pour proposer des formules à la carte.

Une enquête parue dans le numéro de janvier-février 2015 des 4 saisons, le magazine de Terre Vivante.
Textes : Sandrine Boucher.

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4S210_CIRCUITS COURTS

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les chaumiers ne chôment pas

Tombé en désuétude, puis embourgeoisé par les chics demeures normandes, le toit de chaume réapparaît au détour des vallées du Massif Central ou du Vercors, s’aperçoit dans les plaines de Camargue ou près des grands marais de la Brière. Seule une centaine de chaumiers en France savent encore travailler ce matériau sain, naturel, et qui donne un charme fou à la moindre… chaumière. Leurs carnets de commande ne désemplissent pas et les savoir-faire se transmettent aux jeunes générations.

Un dossier paru dans le numéro de janvier-février des 4 saisons, le magazine de Terre Vivante.
Textes : Sandrine Boucher. Photo : Xavier Pagès.

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4S210_CHAUME

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